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picto L'anesthésie

L'anesthésie est un acte si important et si technique qu'elle est une spécialité en médecine humaine.

Elle est généralement associée à un acte chirurgical, mais c'est surtout elle qui génère le plus de questions.

 

On distingue 2 types d'anesthésie :

  • l'anesthésie locale et/ou locorégionale : elle permet de n'endormir que la partie du corps sur laquellese déroulera l'opération. Elle est très peu utilisée, et plutôt à des fins diagnostiques.
  • l'anesthésie générale : elle plonge l'animal dans un état comparable au sommeil. Elle peut être "fixe" ou "gazeuse".

 

C'est cette dernière que nous utilisons principalement et dont nous allons vous parler.


L'anesthésie générale "fixe" :

 

un anesthésique est injecté par voie intramusculaire ou intraveineuse( après pose d’un cathéter).

Les produits utilisés classiquement permettent une anesthésie de 30 à 45 mn au maximum si on ne réinjecte pas de produit.

 

Il existe aussi des produits de très courte durée d’anesthésie (15 mn) : ils peuvent être utilisés pour retirer un épillet logé dans un conduit auditif par exemple. Cependant, le volume à injecter et les conditions d’injection strictes en limitent l’utilisation.

 

Depuis quelques années, de nouveaux produits permettent de rendre cette anesthésie fixe  réversible et nous offre 2 possibilités :

- soit on laisse agir le produit et l’animal se réveille tranquillement au bout de 30 à 40 mn tout seul,

- soit l’animal se réveille dans les quelques minutes qui suivent l’injection d’un antagoniste de l’anesthésique, ce qui permet de d’adapter la durée d’anesthésie à l’acte chirurgical et rend maintenant ce protocole plus sur.

 

C’est ce protocole que nous utilisons pour les stérilisations de chat, de chatte, les petites tumeurs cutanées, et les détartrages.


  • N°1 : anesthésie + réanimation
  • N°2 : anesthésie seule

L'anesthésie générale « gazeuse » :

 

Elle se déroule en 3 phases :

- l'induction : après pose d'un cathéter ( sa pose est quasiment indolore), un anesthésique est injecté par voie intraveineuse. Cet anesthésique est de courte à très courte durée.

- l'intubation : une sonde endotrachéale est mise en place afin de dégager complètement les voies respiratoires.

- l'anesthésie proprement dite : l'animal est alors relié à un respirateur d’anesthésie gazeuse (gaz : isoflurane), comme on le ferait sur un humain. Nous travaillons le plus souvent en respiration spontanée, ou juste assistée, rarement en respiration contrôlée.

 

Ces protocoles nous permettent d'anesthésier des patients de quelques centaines de grammes (hamster, lapin nain, …) à une centaine de kilos, pour des chirurgies durant de quelques dizaines de minutes à quelques heures.


  • Pose du cathéter
  • Induction
  • Intubation
  • Respiration avec appareil

La surveillance de l'anesthésie est la plupart du temps confiée à une Assistante Vétérinaire polyvalente. Elle doit surveiller à la fois la profondeur chirurgicale de l'anesthésie et les paramètres d'homéostasie du patient. Les halogénés modernes permettent une réversibilité rapide de la profondeur de l'anesthésie ( quelques minutes pour l'isoflurane). Cela permet un réveil rapide et donc une diminution des temps de surveillance post-opératoire.

L’évolution de nos chirurgiens au cours de l’année à venir nous amènera à investir dans des appareils de monitorage plus sophistiqués, afin de rendre cette anesthésie encore plus sure.


Quels sont les risques ?

 

  •  le produit : il existe des réactions allergiques mais elles sont TRES rares. Elles se produisent dans les minutes qui suivent l’injection de ces produits.
  • l'état de santé de l’animal : les produits ont tous divers effets secondaires pendant leur action. Ainsi, en cas d’hémorragie sévère, un produit hypotenseur peut avoir de graves conséquences.  Nous adaptons au mieux les protocoles à notre disposition afin de limiter au maximum les risques dans ces cas là.
  • un évènement imprévisible : arrêt cardiaque, respiratoire, … Ils sont dus généralement à une anomalie indécelable lors d’un examen clinique classique. On ne peut les découvrir qu’après un examen complémentaire approfondi (par exemple une cardiomyopathie hypertrophique évolutive sur un chat jeune peut entraîner un arrêt cardiaque brutal lors d’une anesthésie pour castration, même si ce même animal avait déjà été anesthésié auparavant sans problème)
  • une embolie : dans chaque chirurgie elle est possible. Un petit caillot peut se détacher et boucher une artère. Les complications peuvent être très graves mais leur survenue est rare.
  • hépatite, pancréatite, … : ces affections résultent le plus souvent de l’affaiblissement post opératoire. Sur ce corps fatigué, les germes peuvent en profiter pour se multiplier et déclencher diverses pathologies.


En pratique, avant chaque anesthésie nous effectuons :


1) un examen clinique de l’animal, quel que soit son âge.

2) une analyse biochimique préanesthésique systématique sur TOUS les animaux de plus de 8 ans ET sur les animaux malades ou à la santé fragile.

Il sera aussi réalisé si vous le demandez.

3) un examen complémentaire particulier (radiographie, échographie, …) vous sera proposé si nécessaire lors de pathologies particulières

4) un choix raisonné et des protocoles affinés pour adapter l’anesthésie à la chirurgie pratiquée et à l’animal qui va en bénéficier.

 

Ceci nous a permis d’obtenir un taux de décès lors d’anesthésie de 1,5 sur 1000 (taux calculé sur les 6 dernières années) alors que la moyenne nationale est de 3 pour 1000.


Quoi qu’il en soit, l’anesthésie est un acte souvent nécessaire important et nous ne pourrons jamais vous garantir que tout se passera bien, mais nous faisons tout ce qui est possible pour y arriver.