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picto Allergies saisonnières : y sont-ils sujets ?


Au printemps, la saison des pollens bat son plein et nombreuses sont les personnes à réagir parfois violemment à ces allergènes. Qu’en est-il de nos chiens et chats ? Globalement, les allergies saisonnières aux pollens restent rares chez eux même si on note une exception pour les pollens de graminées.

 

Qu’est-ce qu’une allergie saisonnière ?

L’allergie ou hypersensibilité est une réponse immunitaire spécifique et disproportionnée d’un organisme à une substance, l’allergène, qu’il ne tolère pas malgré son apparente innocuité.

Si l’allergie la plus fréquente chez le chien est la dermatite allergique aux piqûres de puces (DAPP), qui peut être assimilée à une allergie saisonnière en liaison avec la biologie de ces parasites, certains individus peuvent développer des allergies saisonnières à des pollens de plantes ou d’arbres, à l’instar de leurs maîtres.

Dans la majorité des cas, l’allergie apparaît chez un animal jeune (avant l’âge de 3 ans).

 

Quelles sont les causes les plus fréquentes ?

Les chiens sont plus souvent concernés que les chats par les allergies saisonnières.

Les pollens de graminées sont les plus fréquemment incriminés.

Souvent le chien est allergique à plusieurs allergènes simultanément (toutes les graminées ensemble généralement). De même, des allergies croisées existent entre certaines familles d’arbres comme le bouleau et le noisetier.

Il ne faut pas oublier que d’autres causes d’allergie, non saisonnière, sont rencontrées beaucoup plus fréquemment chez le chien et le chat : allergies alimentaires, allergie de contact aux acariens de la poussière de maison, etc.

 

Quels sont les symptômes ?

Cliniquement, l’allergie se traduit par un ensemble de signes peu spécifiques : prurit (démangeaisons), écoulements oculaires et/ou naseaux, yeux rouges, léchage intempestif, surtout au niveau des pattes, otites, éternuements…

Ces manifestations peuvent retentir sur la qualité de vie de l’animal et il est donc important de les prendre en charge.

 

Comment le soulager ?

Pour déterminer l’aéroallergène responsable, le vétérinaire pratique des tests allergologiques (intradermoréaction ou dosage sanguin). La désignation du « coupable » est utile pour le choix des tests de désensibilisation.

En effet, le traitement de choix consiste en une désensibilisation (ou immunothérapie spécifique). Il s’agit d’injecter sous la peau des doses progressives de l’allergène à l’origine des symptômes. L’animal va ainsi s’y habituer progressivement et, à terme, il finira par ne plus réagir quand il les rencontrera dans son environnement.

Pour constater une amélioration, il faut généralement attendre entre six mois et un an.

Lorsque cette option thérapeutique est impossible, non souhaitée par le propriétaire en raison des contraintes temporelles et financières ou qu’elle a échoué, le vétérinaire a à sa disposition un ensemble de traitements médicaux pour traiter l’allergie (corticoïdes notamment).

Il faut noter que les anti-histaminiques, très utilisés chez l’Homme, sont peu efficaces chez le chien.