chezmonveto

Nos conseils

Imprimer

picto La médicalisation du chat à domicile


Donner un traitement à son chat s’apparente parfois à un véritable pugilat, qui peut même aboutir au refus de traiter. Pour faciliter l’observance future, il est nécessaire d’enseigner avec douceur et patience !


Apprendre l'administration de traitements :

 

Il est important d’éduquer le chaton à se laisser manipuler et de pratiquer les « bons gestes ». N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire , ce qui permettra de corriger des gestes inadéquats.

 

L’occasion est donnée avec l’administration conseillée du vermifuge (En ce sens l’utilisation de pipettes, si elle facilite beaucoup l’observance peut avoir des effets pervers en supprimant l’occasion de l’apprentissage d’administration de comprimés !).

 

Il existe ensuite quelques règles simples :

  1. Ne pas chercher à contraindre physiquement le chat. De nombreux comprimés ont à présent un enrobage appétent et les proposer mélangés à quelques croquettes habituelles conduit parfois à l’absorption spontanée (miracle !). Le reste du repas sera présenté dans un second temps.
  2. Il est possible également de dissimuler le comprimé dans une friandise très appréciée par le chat (pâte d’enrobage destinée à cet effet, aliment à goût et odeur prononcé : olive, crevette, pâté de foie ou laitage). Les dons d’observation du propriétaire  seront donc utilement mis à contribution… Il est nécessaire dans un premier temps d’habituer le chat à recevoir ces friandises sans médicaments avant de  dissimuler  les comprimés à l’intérieur.


Si cette technique s’avère inopérante, ne pas hésiter à utiliser une contention douce grâce à une serviette éponge moelleuse et épaisse enroulée autour du corps ne laissant dépasser que la tête.

Il est ainsi aisé de faire maintenir le chat par un aide placé derrière l’animal et le plaquant avec tact entre ses avant bras, sans serrer.

Une deuxième personne placée de face ou de profil peut alors maintenir la tête dans la main gauche au niveau des oreilles et du front, doigts placés sur les tempes tout en levant le nez du chat. En pressant sur les commissures  avec deux doigts et en abaissant la mâchoire inférieure avec un doigt de l’autre main la gueule du chat s’ouvre et il est alors possible de tirer légèrement et rapidement la langue pendant qu’on lui envoie un comprimé derrière la langue (utiliser un lance pilule peut aider).

Une fois le comprimé déposé, refermer la gueule du chat, le nez maintenu un peu en l’air et attendre la déglutition calmement en massant la région de la gorge. Une fois cette opération délicate réalisée il est nécessaire de prendre le temps de caresser l’animal.

 

De la même façon, il est possible d’introduire une pipette de liquide ou une seringue de pâte en glissant l’embout derrière les crocs, sur un côté entre les dents du chat et sans forcer.

 

L’enseignement de ces gestes médicaux de base, usuels dans la pratique, peut être pratiqué très jeune: les animaux ainsi manipulés dés leur jeune âge se montrent volontiers coopératifs (ce qui est très appréciable en cas de maladie par la suite !).


Coupe des griffes

Il  est utile également d’apprendre :

  • à couper des griffes en douceur : le chat  enrobé dans une serviette éponge, maintenu en confiance, en saisissant chaque doigt individuellement, en présentant un coupe ongles – qui coupe et non qui arrache ! - perpendiculairement à la griffe,
  • à nettoyer des oreilles,
  • brosser l’animal,
  • appliquer une pipette antiparasitaire.


Apprendre à utiliser une cage de transport :

 

Là encore l’utilisation précoce chez le chaton d’une cage de transport  dans de bonnes conditions peut faciliter ce qui trop souvent s’apparente à  une épreuve de force.

 

La « bonne cage » est une cage qui se désinfecte facilement (de façon à nettoyer correctement l’urine, les vomissements, les phéromones d’alarme, les traces de sudation des coussinets) donc en matériau plastique. Elle doit être adaptée à la taille du chat, assez spacieuse mais pas trop.

Il est bien plus pratique d’avoir une cage qui s’ouvre vite et de plusieurs façons (en « déclipant » le couvercle par exemple, ou s’ouvrant par la porte et par le haut) pour que le chat puisse être accessible facilement et sans contrainte, sans avoir notamment à plonger la main « à l’aveugle »  pour le soustraire manu militari, sans avoir à retirer difficilement des taquets ou à ouvrir des portes bloquées, toutes ces manipulations audibles par le chat  ayant la faculté incontestable de décupler le stress initial !


Après chaque transport, il faut prendre la peine de laver la cage à l’eau savonneuse, de la sécher, d’y pulvériser quelques jets de spray de phéromone (Fraction F3- demander conseil à votre vétérinaire)  afin d’éliminer toute trace odorante ou de phéromone d’alarme.

 

Il est judicieux d’habituer le chaton à utiliser sa cage (dans un premier temps juste le « plancher » de la cage auquel on pourra ensuite ajouter le couvercle, en laissant la porte ouverte) comme un lieu de repos accueillant avec coussin douillet. Cette cage de transport permet d’ailleurs facilement d’exploiter utilement l’espace en trois dimensions en la plaçant sur le haut d’une armoire, d’une étagère.

Au moment du transport l’introduction pourra se faire beaucoup plus facilement, soit en déposant  l’animal et en fermant le couvercle  puis la porte , soit en l’y introduisant en douceur, en masquant sa vue d’une main ou en l’introduisant verticalement par le train arrière.

 

Il est utile de tapisser cette cage d’une serviette éponge ou d’une alèze avant le transport.