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picto Le labrador, un patient différent.


Le labrador retriever appartient à une race parmi les plus  populaires. Il talonne désormais le berger allemand en termes de naissances et de demandes et bénéficie d’une image très favorable. Il peut être néanmoins sujet à des troubles spécifiques, médicaux et comportementaux.


Bien éduqué, le labrador est un compagnon idéal !

Quelles sont les origines de la race ?

 

Les origines du labrador sont canadiennes : ses ancêtres seraient les « chiens de Saint Jones » qui vivaient à Terre-Neuve au XVIIIe siècle. Ce sont les Britanniques qui ont réellement fixé les caractères de race au début du siècle dernier, notamment par des croisements avec des chiens de race pointer.

 

Un  labrador pour quel maître ?

 

Le labrador est un chien apprécié des chasseurs, en particulier pour le gibier d'eau, étant données ses aptitudes de nageur. Son côté « nounours », un peu pataud, ses talents de chien d'aveugle, l'ont vite qualifié de « nounou des enfants ».


Quelles sont les particularités médicales de cette race ?

 

Il faut les connaître pour mieux les éviter et les prévenir, à l'achat ou tout au long de la croissance. Vous pourrez ainsi profiter sereinement de ce magnifique chien.


Radiographie de hanches dysplasiques

Les dysplasies :

La dysplasie de la hanche est une maladie du cartilage, douloureuse, responsable de boiteries, en partie héréditaire mais aussi liée à de multiples causes.  Comme tous les grands chiens, le labrador a une croissance rapide qui aggrave cette affection. La dysplasie se diagnostique par des radiographies bien codifiées, lues par des experts, qui peuvent, en fonction des lésions observées, recommander ou éliminer certains sujets de la reproduction. Chez le jeune labrador, il faudra donc éviter une croissance trop rapide, des efforts physiques trop violents et l'excès de poids.

La dysplasie du coude a également une composante héréditaire. Comme précédemment, les lésions sont aggravées par une surcharge pondérale et une croissance trop rapide. Le diagnostique est radiographique. Le traitement est chirurgical et doit être entrepris le plus tôt  possible.


L'épilepsie :

Le labrador est aussi parfois atteint d'épilepsie essentielle. Les crises apparaissent vers 2-3 ans, et peuvent être spectaculaires : le chien tombe, agite ses membres, bave durant 2 à 5 minutes. L'épilepsie peut aussi être partielle, beaucoup plus discrète, avec des mouvements incontrôlés, des tremblements, une dilatation des pupilles... Le traitement fait appel à des médicaments qu'il faut parfois donner la vie durant.


L'obésité :

Il est indispensable que ces chiens demeurent à leur poids de forme. Or, le labrador a tendance à l'obésité : ses besoins en énergie sont en effet inférieurs à ceux des autres chiens. Il faut veiller au bon calcul de la ration d'entretien s'il est sédentaire et surtout éviter la suralimentation en période de croissance pour ne pas favoriser les lésions articulaires.


Le syndrome HSHA :

Ce trouble du comportement (hypersensibilité hyperactivité) est fréquent chez le labrador.

Les chiens atteints ne tiennent pas en place, sont infatigables et sursautent au moindre bruit. Ils sont aussi malpropres, aboient sans cesse...

Ce syndrome se traite avec des médicaments, mais aussi par des thérapies comportementales qui visent à faire récupérer à l'animal le contrôle de lui-même.


Bien connaître les risques pour sa santé, c'est permettre à votre chien de vivre vieux et heureux !

Autres maladies :

Signalons enfin, que la race est également sujette à des maladies oculaires héréditaires.

 

Tout ceci n'a pas pour but de dissuader de faire l'acquisition d'un labrador  mais d'inciter à bien le choisir. Chaque race de chien présente en effet des sensibilités particulières à certains troubles. L'aura qui entoure le labrador ne doit pas faire oublier qu'il s'agit d'un chien comme les autres, à éduquer en tant que tel. Mieux vaut, s'adresser à un professionnel, membre du club, qui aura sélectionné ses reproducteurs avec le plus grand soin, sans oublier de surveiller la croissance de très prés. Notre équipe vétérinaire pourra vous orienter vers un éleveur recommandé.